Bien choisir son bois
Le bois fait la moitié d’un meuble : sa couleur, sa résistance, la façon dont il vieillit. Voici les quatre essences que nous travaillons le plus, et ce qu’elles changent pour votre projet.

Quatre bois, quatre caractères
Le chêne, le choix sûr
Dur, stable et chaleureux, le chêne convient à presque tout : cuisines, escaliers, parquets, fenêtres. Son grain marqué et ses maillures se voient sous une simple huile, et il fonce doucement avec les années.
- Teinte : blond, qui se patine en miel
- Pour : escaliers, cuisines, fenêtres, bibliothèques
- Entretien : une huile tous les deux ou trois ans

Le noyer, pour le caractère
Sombre, ondé, presque chocolat, le noyer donne aux cuisines et aux bibliothèques une profondeur qu’aucun autre bois n’a. Plus rare et plus cher, nous l’utilisons souvent en façades sur un caisson en chêne.
- Teinte : brun chaud, veiné de clair
- Pour : façades de cuisine, bibliothèques, petits meubles
- Entretien : huile ou vernis mat, à l’abri du plein soleil

Le frêne, clair et souple
Presque blanc, très résistant aux chocs, le frêne éclaire les pièces sombres et supporte bien l’usage intensif : c’est un excellent bois de marches et de dressings. Il se cintre facilement, pour les mains courantes.
- Teinte : blanc crème, grain droit
- Pour : escaliers, dressings, mains courantes
- Entretien : vernis mat, pour garder sa clarté

Le mélèze, le bois des montagnes
Résineux le plus dur d’Europe, le mélèze des Alpes résiste naturellement à la pluie et à la neige. Pour les fenêtres, les volets, les terrasses et les bardages, il grise joliment s’il n’est pas traité.
- Teinte : orangé, qui grise à l’extérieur
- Pour : terrasses, volets, fenêtres, bardages
- Entretien : aucun, ou un saturateur pour garder sa couleur

Les quatre essences, côte à côte
Prix comparés au chêne, pour un même meuble posé.
| ChêneLe plus choisi | Noyer | Frêne | MélèzeExtérieur | |
|---|---|---|---|---|
| Teinte | Blond, puis miel | Brun chaud | Blanc crème | Orangé, puis gris |
| Dureté | Dur | Mi-dur | Dur | Mi-dur |
| Intérieur | Oui | Oui | Oui | Oui |
| Extérieur | Oui | Non | Non | Oui |
| Escaliers | Oui | Oui | Oui | Non |
| Prix | Référence | + 35 % | − 5 % | − 10 % |
Des scieries que nous connaissons par leur nom
Notre chêne et notre frêne viennent de scieries du Jura et de Bourgogne, notre mélèze de la vallée de la Maurienne. Nous achetons les plateaux bruts, que nous laissons sécher à l’atelier avant de les travailler : un bois bien sec ne bouge plus une fois posé.
Le noyer, plus rare, vient de noyers fruitiers abattus dans la région de Grenoble. Les chutes chauffent l’atelier l’hiver, et les copeaux partent chez un éleveur de chevaux voisin.

Huile, vernis, entretien
Huile ou vernis : que choisir ?
L’huile garde le toucher du bois et se répare facilement, mais demande un entretien. Le vernis mat protège mieux des taches, ce qui convient aux cuisines et aux escaliers très passants.
Le bois massif bouge-t-il ?
Un peu, selon l’humidité. C’est pour cela que nous laissons sécher nos plateaux et que nos assemblages laissent le bois travailler sans se fendre.
Peut-on voir les essences avant de choisir ?
Oui : notre salle d’échantillons à l’atelier présente chaque bois brut, huilé et verni. Nous apportons aussi des échantillons lors de la prise de cotes.
Travaillez-vous les panneaux et le médium ?
Oui, pour les caissons et les façades laquées. Nous choisissons des panneaux à faible émission, fabriqués en Europe.
Envie de toucher les essences ?
Prenez rendez-vous à l’atelier, ou demandez des échantillons lors de la prise de cotes.
